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L’AFRIQUE du Sud constitue déjà un de nos principaux marchés en termes de ventes de villas à forte valeur ajoutée – Integrated Resort Scheme ( IRS) et Real Estate Scheme ( RES). Kevin Teeroovengadum, directeur d’ Actis , un fonds d’investissement privé britannique, est d’avis qu’il faut le courtiser davantage. Et pourquoi donc ? Il explique que le gouvernement sud-africain a changé les règlements, en ce qu’il s’agit du volume de rands qu’un natif peut investir à l’étranger, ce qui constituerait un avantage certain pour nous. Ce montant est passé à quatre millions de rands par an, soit environ Rs 18 millions. « L’on estime que chaque année, quelque 1 000 à 2 000 Sud- Africains pourraient investir environ cinq milliards de rands – soit Rs 22,5 milliards – chez nous. Nous pourrions viser 10 % de ce marché prometteur, ce qui serait assez conséquent pour Maurice » , explique Kevin Teeroovengadum, qui est également un des directeurs de l’ Indian Ocean Real Estate Company ( IOREC). La firme IOREC, avec des actifs de Rs 1,5 milliard, est née du partenariat, à parts égales, entre Actis et le Groupe Mon Loisir. Son premier projet s’étant matérialisé demeure le complexe commercial Riverside, sis à Rivière- du- Rempart. Un deuxième projet – le Circle Square – dont les travaux démarrent en 2011, est prévu à Forbach. Par ailleurs, intervenant lors de l’inauguration du projet IRS de Belle Rivière Estate , à Bel- Ombre, le vendredi 12 novembre dernier, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait donné un aperçu du montant des investissements consentis dans ce segment de l’immobilier. « Quelques Rs 80 milliards sont actuellement investies dans la réalisation de cinq projets, dont Rs 16 milliards représentant des investissements directs étrangers » , avait- il indiqué. A ce jour, les IRS ont créé quelque 5 500 emplois, dont 4 000 indirects. Le pays se concentre ainsi actuellement sur deux marchés – que sont l’Europe et l’Afrique du Sud – pour la vente de ses villas IRS et RES. Tout en prônant une diversification de ces marchés, Kevin Teeroovengadum estime que le produit mauricien devrait se distinguer, car la compétition fait rage sur le plan mondial. L’Inde et la Chine, fait- il ressortir, représentent de forts potentiels. La concurrence viendrait de l’Europe. « Sommes- nous en position de nous mesurer à ces géants ? Les riches clients, originaires de ces marchés émergents préféreraient aller s’installer en Grande- Bretagne, par exemple, c’est une histoire de prestige » , souligne notre interlocuteur. Par ailleurs, la concurrence se fait de plus en plus rude. Des pays, tels que Malte – porte d’entrée vers le vieux continent – proposent des villas à 100 000 euros, soit quelque Rs 4 millions. Autre pays qui nous fait de l’ombre ; le Maroc, qui attire la clientèle française en « bradant » ses villas. « La compétition est féroce. Mais nous pourrons nous distinguer en offrant non seulement une villa, mais un package aux couleurs locales. Nous devons aussi proposer ce que le pays a de mieux à offrir, que ce soit en termes d’accès aérien ou d’infrastructures routières, entre autres, tout en mettant l’emphase sur notre légendaire sens de l’hospitalité » , conclut Kevin Teeroovengadum. « Nous distinguer en offrant un ‘ package’ aux couleurs locales » Source: L'Express du Mercredi 17 Novembre 2010 Kamlesh BHUCKORRY
Categories: Real Estate News in Mauritius, Mauritians abroad
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